»Quatre audacieuses mendiantes de corps, orchestrées par Philippe Dandonneau. Avec Peau de fortune, Philippe et ses quatre interprètes jouent les cartes de la décadence, du trash et de la vulgarité pour nous remuer ou nous déstabiliser. Âmes sensibles s’abstenir parce qu’aucune d’entre elles n’a froid aux corps. Elles sont prêtes à vous défier longtemps et nonchalamment du regard et de leur plastique corporelle pour avoir ce qu’elles veulent de vous: votre malaise et votre argent. »
Maud Mazo-Rothenbühler, La boite aux trésors de Marie-Reine Kabasha, Danscussions, 5 février 2013
Crématorium
»Quelque chose bout sous nos yeux de spectateurs happés par le dynamisme, la surenchère et la ferveur de ces douze interprètes de la vingtaine qui s’y donnent à corps et à cœur joie. »
« Par le maquillage, les produits liquides ou la gestuelle, les danseurs sont souillés en connaissance de cause, se salissent en gardant la tête haute. C’est assumé, ça laisse sans voix ou déconcerte, ça peut vous réduire en cendres, mais ça mérite le respect. »
Maud Mazo Rothenbühler, Crematorium/From Hell, Danscussions, 20 avril 2013
»Par son ouverture très puissante, la pièce livre in médias RES la dynamique de Crématorium . Bataille à deux, regard confrontant, on se pousse, on se repousse, on se met à terre. »
»Nous les suivons, car la gestuelle dansée est rythmée, énergique, s’en va au sol puis remonte, donne des coups de bassin éloquents… Danse sensuelle, parfois plus violente, elle est toujours appuyée par un choix musical très efficace de la part du chorégraphe, qui permet au public d’embarquer dans la proposition »
Élise Boileau, Bienvenue chez elles-bienvenue chez eux, DfDanse, 22 avril 2013
»Si le sujet du regard que la société actuelle porte sur le corps en est un qui semble être, d’une façon ou d’une autre, utilisé en danse contemporaine, Crématorium propose beaucoup d’images rafraîchissantes. L’utilisation ultra-ironique d’un « shake and weigth », un montage vidéo montrant les interprètes au naturel dans un moment d’émotion, la mimique d’un défilé de mode ainsi que la scène finale mettant en œuvre un maquillage forcé appliqué sur l’une des interprètes qui se laisse faire, complètement béate, sont des petits clins d’œil originaux que l’on peut saluer. On revisite alors le sujet avec beaucoup d’humour ainsi avec une saveur personnelle indéniable du chorégraphe Philippe Dandonneau, ce qui rend le tout divertissant et chorégraphiquement impressionnant. »
Audray Julien, Vue sur la relève on aime ce qu’on y voit, DfDanse, 7 avril 2014
J’ai rasé mes jambes six fois and no sex happened
»With timely appearances by the primped and coiffed (and codified in a stereotypical gentrification/genderfication box) Claudia Chan Tak, the piece comments on how we offer sexuality (through media, music and society) and what the body itself is able to express in person. Complete with oil, undies, and ukuleles, this piece provides suggestions of all kinds, depending of course on what you’re willing to be suggested. »
Stephanie Fromentin, First Passerelle For Fall 2014, Danscussions, 6 0ct0bre 2014
« A no-holds-barred comedic satire, the piece plays out like a kind of cultural wrestling match where men’s bodies are treated in much the same way that pornography treats women. Each of the four rounds of the « match » begins with Tak, acting as the cliched female fight card carrier, with a sly sarcastic twist both to her sexist costuming and the nature of the competition. Behind her, a large blue plastic tarp has been taped to the floor, while stage left the two male performers sit on folding metal chairs, facing each other and holding each other’s chins. In each round the men compete against a background of pop music including Beyoncé and Dolly Parton. Much of this is quite funny and much of it is blatantly sexual, as the partially dressed men don lace panties, smear themselves in oil and wrestle, roll about the stage naked, exposing their jiggly bits, or are shaved or play the ukelele. The whimsical ending of this piece was quite delightful, and both softened and complicated its message. »
»Pour Bleach de Philippe Dandonneau, deux danseuses lavandières de notre temps (Marijoe Foucher et Geneviève Lauzon) – occupées à leurs tâches ménagères – invitent à plonger au cœur des états psychiques qui traversent les femmes. Un beau travail à la fois esthétique et symbolique »
Sophie Jama, Danses buissonnières 2015-le meilleur de la danse d’aujourd’hui et demain, Info-Culture.biz, 1 octobre 2015
»Philippe Dandonneau propose une scénographie et un cadre très propre, astiqué, où chaque détail a pris soin d’être pensé. »
Élise Boileau, Place aux nouveaux venus, DfDanse, 5 octobre 2015